Coupe du monde 2022 – Avant France – Pologne : Deschamps voulait que les Bleus penchent vers l’avant, il est servi

Au soir d’une victoire arrachée aux dents, sur le but de la tête d’Aurélien Tchouaméni, Didier Deschamps a donné un espoir surprenant alors qu’il connaissait le personnage et le technicien depuis plus de deux décennies. Lors de la traditionnelle conférence de presse au cœur du stade Vélodrome, il n’a pas été bouleversé par les difficultés rencontrées par son équipe face à la Côte d’Ivoire lors de la rentrée internationale des Bleus en mars dernier.

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Certes, l’heure était encore au 3-5-2, avec un Kingsley Coman aligné dans le couloir droit chargé de faire jouer les Pistons – tâche dont il s’est bien acquitté ce soir-là – mais Didier Deschamps, en plus, a apprécié. Les “Troubles” de la soirée consistaient en ces mots : “Je ne veux pas que nous soyons tous les cinq, même si cela dépend l’un de l’autre.”.

Nous avons simulé le tableau final : “C’est l’autoroute du Brésil.”

L’histoire rapporte que DD a finalement abandonné à contrecœur ses trois défenses centrales. Mais maintenant, cela nous montre qu’il n’est pas complètement en retard dans le football. Après la victoire de 2018 et le retour de Karim Benzema, le sélectionneur de la France a changé le centre de gravité de ses Bleus. Deschamps l’a fait avancer alors que ses trois premiers, Karim Benzema, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, devaient être au top de leur forme. Il n’a pas été aussi performant que prévu à l’Euro. Mais l’idée est restée forte dans l’esprit de l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille.

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Après 2022, marquée par trois défaites concédées avant même de mettre les pieds au Qatar, les Français traînaient à quatre, mais Didier Deschamps n’a pas renoncé à basculer vers l’avant. Comme l’ont fait les Blues des années 2000. Pour ce faire, elle s’appuie sur un équilibre qui semble parfois précaire. La France a réussi de mauvais coups contre l’Australie et le Danemark. Mais on ne va pas chipoter : surtout face aux Danois, c’est globalement assez solide.

Un milieu de terrain Aurélien Tchouameni – Adrien Rabiot de grande qualité et un nouveau partenaire, mi relais, mi attaque, qui aura Barracks (Antoine Griezmann), force est de constater que ces bleus sont une version hybride de ce qu’ils sont en Russie. A cette époque les qualités et les défauts de cet effectif ont été liés à divers forfaits bleus, dont Karim Benzema.

Kingsley Coman s’est montré plus mesuré lorsqu’on lui a posé la question jeudi sur ce penchant pour l’avant du Tricolore. Selon lui, la puissance d’attaque n’est pas forcément supérieure : “Nous avons de bons défenseurs. Nous avons plus d’options en défense que d’attaquants sur les flancs, sauf sur la gauche après la blessure de Lucas Hernandez. C’est équilibré.”

Cependant, ce n’est pas ce que dit la concurrence. La note péruvienne de 2018 n’a pas grand-chose à voir avec la note danoise de 2022. Les Bleus ont plus de rythme et semblent comprendre que leur salut viendra d’en face. Ousmane Dembele en est la preuve. Techniquement, la France débute ses matches avec un joueur offensif il y a plus de quatre ans. Blaise Matuidi occupait le couloir gauche de la Russie. Ousmane Dembelé s’occupe de la justice au Qatar.

Si Grizzo est un peu stagnant, s’il veut l’être, l’équipe a besoin de plus de swing pour ne pas trop basculer d’un côté ou de l’autre. “On a besoin de plus d’équilibre, le funambule c’est Antoine Griezmann. Il faut être parfait quand on n’a pas le ballon. Olive et Ousmane font un travail exceptionnel, Kylian de temps en temps, mais il faut qu’il soit calme quand on avoir le ballon. Nous nous en sortons bien en ce moment”, a-t-il déclaré.

Raphael Varane, regardant depuis une position défensive, n’a rien dit d’autre. Selon lui, cette structure peut aller jusqu’au bout. Après la victoire contre le Danemark, je ne me sens pas plus vulnérable qu’en 2018. Nous devons trouver un équilibre. Peu importe le nombre de joueurs attaquants, c’est à nous de continuer la formation. Sauf que nous ne le faisons pas. Cela cause plus de problèmes que cela. Les disparités nous permettent d’être plus pointus. Et l’adversaire peut se poser plus de questions avant d’attaquer… »

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