Coupe du monde : de capitaine de l’équipe de France à officier nazi, l’histoire funeste d’Alexandre Villaplane

Une histoire de grandeur et de décadence dans la vie d’Alexandre Villaplain, capitaine de la France à la Coupe du monde de 1930 en Uruguay.

Mercredi 27 décembre 1944, au Fort de Montrouge, en banlieue parisienne. Alexandre Villablance se dirige vers son destin tragique, sur le point d’être fusillé, pour le crime de collaboration active avec les occupants nazis. Peut-être se rappelait-il qu’en ce matin froid, il y a quatorze ans, il s’était mis en route Dale Verde Il a emmené l’équipe de France de football qu’il dirigeait avec lui en Uruguay, la première Coupe du monde de l’histoire.

Car avant de devenir officier nazi, Alex Villablance a eu une autre vie, c’était un grand footballeur qui enfilait ses crampons dans les clubs de notre région. Originaire d’Alger, le jeune a fait ses preuves dans les années 1920 à Sète, puis à Vergèze ou au Sporting Club de Nîmes.

Structure bleue

Villaplane a été repéré et fera bientôt partie de la sélection tricolore. L’un des meilleurs joueurs de sa génération. “C’est un personnage important. Luc Briand, auteur du livre, explique Brassard . Cela s’explique par son caractère, son charisme, la manière dont il entraîne ses coéquipiers et lors de la Coupe du monde, il est le plus expérimenté des 22 sélections.

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Sa carrière internationale prendra fin après le match contre l’Uruguay, et sa sélection est bloquée au compteur 25 après la finale contre le Chili. En dix ans, Villaplane atteint de nouveaux sommets, avant de perdre peu à peu du terrain… “Il monte, et ça culmine avec la Coupe du monde 1930, ce petit gamin venu de nulle part, L’auteur poursuit.

Plus tard, il connut une lente descente de 1931 à 1944. Parmi les explications que j’ai essayé de trouver, un footballeur à cette époque n’avait pas d’entourage, pas de système pour envisager une reconversion.

Petits tours et uniformes nazis Il s’est d’abord lancé dans de petits stratagèmes, des paris frauduleux et des histoires d’escroquerie à la loterie. “Il a un côté rugueux qui se montre très vite une fois sur le plateau. Il traîne dans les cafés, les lieux de la vie nocturne”,

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Luc Briand explique. La fin de sa carrière de joueur le pousse un peu plus loin dans le monde des petites frappes. Avant de devenir permanent.

“Il y a deux périodes de sa vie. De 40-41, c’est un voyou un peu sympathique. Et le deuxième Villaplane, qui commence à naître en 1941, partira sans dépression, et là, on a quelqu’un. Fondamentalement différent .”

Une rencontre avec Henri Lafont, invité à devenir le chef de la Gestapo française, accélère le destin de l’ancien capitaine des Bleus. À la grande horreur de Villaplane, il obtient la nationalité allemande et prend l’uniforme d’un officier nazi. Il prend le commandement du régiment nord-africain.

En mars 1944, Villaplane et ses hommes pillaient et massacraient joyeusement du côté de la Dordogne. Mais le vent finit par tourner. Alex essaie de récupérer assez d’argent pour se convaincre de sa libération. Sans perdre de temps, Villablance et tous ses amis descendent rue Lauriston (siège de la Gestapo française). Henri Lafont a présidé. L’argent ne les laissera pas sauver leur peau. Ils sont condamnés à mort. Sans aucune circonstance. Le verdict tombe le 12 décembre 1944 et Alexandre Villaplaine est pendu quinze jours plus tard.“Dans les années 1930, sa vie personnelle a déraillé et c’était la seule chose qui le retenait. Il n’avait plus de repères. Maintenant, tout ce qu’il cherchait, c’était l’argent.”

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, conclut Luc Briand. De l’argent qui a transformé le capitaine de l’équipe de France en monstre éhonté. Un homme qui a fait oublier l’histoire du football français.

« Le Brassard » de Luc Briand, Éditions Plein Jour, 19 €, 250 pages.

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