Les cinq films de Noël à ne pas manquer

Heureusement, il est encore possible de pousser un « Ho ho ho » de plaisir en apercevant quelques pépites intemporelles près de l’arbre lumineux. Preuve en est avec cette sélection de cinq merveilles de saison.

Le cauchemar avant Noël

Un concentré d'inventivité au service d'une réflexion sur le sens de la fête.
Un concentré d’inventivité au service d’une réflexion sur le sens de la fête. © Images de pierre de touche

Le film d’Henry Selick, basé sur le scénario et les dessins de Tim Burton, plonge dans le côté obscur de Noël, celui que M. Jack et tous ses amis d’Halloween souhaitent imposer, uniquement pour casser la routine et apporter du sang neuf à quelqu’un. univers sirupeux aussi. Son plan : kidnapper le Père Noël et distribuer ses propres cadeaux à la place. Avec une inventivité sans pareille, alternant passages poétiques, moments de réflexion sur le sens de la fête, délires humoristiques et découvertes visuelles, Le cauchemar avant Noël (le titre original est plus inventif, avec un jeu de mot sur le réveillon – la veille de Noël – et l’almaar – le cauchemar) brille à la fois pour – ses qualités d’animation ainsi que pour sa réflexion sur la différence ou le côté obligé de certaines fêtes. Un chef-d’œuvre.

Miracle sur la 34e rue

Preuve pour le Père Noël.
Preuve pour le Père Noël. © 20th Century Fox

Il existe deux versions : l’original de 1947, par George Seaton, et le remake tourné en 1994 par Les Mayfield. L’histoire est la même : une employée d’un grand magasin (Maureen O’Hara ou Elizabeth Perkins) recrute une figurante pour animer les fêtes de fin d’année. Mais le vieil homme vénérable (Edmund Gwenn ou Richard Attenborough), dont le comportement semble assez inhabituel, prétend être le vrai Père Noël. Le directeur de l’établissement n’y croyant pas, un procès est intenté pour déterminer la véritable identité du grand-père. Un classique de Noël par excellence, Un miracle à 34 ans rue propose, en plus des animations maintes fois copiées depuis, une réflexion sur le côté mercantile des fêtes, grâce au regard désintéressé du grand-père convaincu d’être le vrai Père Noël. La justesse des dialogues, le suspense pendant le procès et l’humour bon enfant font le reste : on se réveille à chaque fois.

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Scrooged

Bill Murray cyniquement cynique.
Bill Murray cyniquement cynique. ©Paramount

Sans aucun doute le conte de Noël le plus cynique et drôle. Directeur tyrannique d’une chaîne de télévision, Frank Cross n’hésite pas à licencier un cadre le soir du Nouvel An pour éviter de lui verser une indemnité, si bien que le 24 décembre il jouera en direct le classique de Charles Dickens, Picsou, et balancer des bandes-annonces terrifiantes tout en célébrant la mort d’une crise cardiaque d’un téléspectateur, ce qui assurera une publicité encore plus grande. Mais alors qu’il est au sommet des médias, un spectre apparaît annonçant la visite de trois fantômes, celui du passé, celui du présent et celui du futur (d’où le titre français, Fantômes à la fête). C’est cruellement drôle, avec des thèmes réels comme le sens de la famille, la solidarité, l’obsession du profit, les SDF ou le travail dans la vie. Bill Murray y est tout simplement exceptionnel. Ne manquez pas.

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L’amour en fait

Une scène de Love Actually devenue culte.
Une scène de Love Actually devenue culte. ©Universel

La comédie romantique de fin d’année par excellence. Richard Curtis (à qui l’on doit aussi le brillant À propos du temps ou le paysage Quatre mariages et un enterrement) voit non seulement des couples, de tous âges, aller et venir, mais ajoute une touche de cet humour délicieusement farfelu qui est si typiquement britannique. Derrière les dialogues divertissants se cachent pas mal de pistes de discussion sur les pièges sentimentaux qui accompagnent la célébrité, la solitude, le temps qui passe, la routine, les relations professionnelles ou amicales et ce que l’on ne dit pas. Impossible de ne pas fondre devant cette brochette de grands acteurs (Emma Thompson, Keira Knightley, Laura Linney, Hugh Grant, Liam Neeson, Thomas Sangster, Colin Firth, Alan Rickman, Bill Nighy, Rowman Atkinson…). Sans même oublier la déclaration d’amour silencieuse avec affiches, reprise depuis dans de nombreux mariages.

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Père Noël et Cie.

Le slogan d'Alain Chabat pour son film : "Le renne des neiges." Tout est dit.
Le slogan d’Alain Chabat pour son film : « Le renne des neiges ». Tout est dit. © Chez Wa

Dans le registre français, on pourrait aussi choisir la comédie au vitriol de Splendid, Le Père Noël c’est nul. Mais à la place, nous avons préféré son antithèse, Père Noël et Cie.. Devant (en Père Noël vert en quête de vitamine C pour sauver ses 92 000 mille malades) et derrière la caméra, Alain Chabat tourne des situations parfaitement absurdes avec une naïveté désarmante qui a son secret. Tout est là en CP, pour les enfants, même s’il ne prend pas la peine d’y glisser quelques petits messages sur la diversité et la tolérance. Les petits vont adorer. Et leurs parents aussi.

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