Rififi au sein de l’Economie vaudoise avec l’arrivée d’Isabelle Moret – rts.ch

L’arrivée d’Isabelle Moret a fait sensation au Département de l’Economie du Canton de Vaud. Dirigeants licenciés, management jugé brutal ou peu à l’écoute : Selon l’enquête RTS, les critiques sont nombreuses.

Entrée en fonction le 1er juillet au Conseil d’Etat vaudois, Isabelle Moret était très attendue comme ministre cantonale après des années de politique fédérale.

A l’occasion de ses 100 jours à la tête, on disait que ses débuts étaient timides de l’extérieur. Mais en interne, les réorganisations de l’ancien candidat au Conseil fédéral déstabilisent le Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP). Départ inattendu, mise à l’écart des piliers de son administration, gestion brutale et manque d’écoute : les griefs contre lui sont nombreux.

Super bière maison

Depuis son arrivée, Isabelle Moret rebat les cartes dans son équipe. Et cela touche de nombreux responsables à son service et d’autres services avec lesquels la RTS a été en contact. La dernière affaire en date concerne le secrétaire général, qui se rend à la Chancellerie.

Et aujourd’hui le PLR ​​doit reconstruire toute sa garde rapprochée. Il recherche donc une secrétaire générale, mais aussi une responsable de la communication, une assistante de direction et une responsable de la promotion économique.

Lire Aussi :  Etats-Unis: La Fed relève son taux de 75 points de base et suggère la possibilité d'un ralentissement - 02/11/2022 à 21:26

“Mémoire du département” en marge

Après 14 ans de règne de Philippe Leuba dans l’économie, la volonté de renouveler les entrepôts est bien sûr justifiée. C’est souvent le cas lorsqu’un nouveau conseiller d’Etat arrive. Mais ici, le nombre et la vitesse des mouvements sont un défi.

Par exemple, l’adjoint au chef de l’Economie vaudoise a occupé le poste pendant 17 ans. Elle travaille pour Jean-Claude Mermoud puis pour Philippe Leuba et entre dans la mémoire du département.

Cependant, elle a été libérée sans contrepartie, a appris la RTS, avant de partir en congé de maladie. Cet événement a provoqué beaucoup d’émotions en interne.

Le secrétaire général a également connu un “arrêt de travail”. Il vient d’être audité par l’Unité d’Orientation et d’Appui à la Gestion et à l’Organisation du Canton de Vaud (UCA). Ce fonctionnaire, décrit en interne comme un serviteur rigoureux et fidèle de l’Etat – du moins lorsqu’il travaillait avec Pascal Broulis et Philippe Leuba – a été très vite mis de côté par Isabelle Moret. Il a signé son accord de libération la semaine dernière et a été nommé vice-chancelier jeudi après-midi.

Lire Aussi :  L'économie britannique fait mieux que prévu en novembre sans effacer les craintes de récession

Les inquiétudes du département

Il est trop tôt pour dire si la perte de compétences menace le Département d’économie.

Mais, par exemple, la démission du chef de la promotion économique (qui quitte le secteur privé) a surpris tout le monde. Au service du canton depuis 14 ans, il en a été le chef de service aux qualifications reconnues. L’an dernier, elle figurait sur la liste pontificale pour le poste prestigieux de chancelière vaudoise.

Trop proche des milieux économiques ?

Dans les coulisses de l’administration, certains disent qu’il est normal qu’Isabelle Moret choisisse ses plus proches collaborateurs. Mais d’autres parlent de méthodes inappropriées.

Elle serait distraite ou inattentive et préférerait une micro-gestion (par exemple, garder un œil sur les plans de ses collègues) plutôt qu’une vision globale et une politique claire. On lui reproche également un manque d’indépendance par rapport aux milieux économiques.

La motivation des équipes en question

Interrogé par la RTS, le secrétaire d’Etat vaudois souligne qu'”il est difficile de passer du statut de parlementaire fédéral à celui de membre de l’exécutif cantonal”.

Lire Aussi :  le CAC 40 a limité la casse en 2022

Malgré son CV prestigieux, Isabelle Moret a en fait débuté dans un poste de direction. Pourtant, les défis de l’économie vaudoise sont nombreux. Dans ce contexte, la motivation des équipes à construire les politiques publiques n’a pas l’air bonne.

Les employés du Département sont également exposés à la tentation, comme le dit l’un d’eux, « de partir avant que la forêt ne brûle ». D’autres disent de le faire.

Des décisions “dans l’intérêt de l’Etat”

Invitée par la RTS à répondre à ces critiques, Isabelle Moret a décliné l’invitation, invoquant le secret du bureau et le respect de ses collègues. Il confirme que toutes les décisions prises jusqu’à présent l’ont été dans l’intérêt de l’État.

Et il entend concentrer toutes ses forces, dit-il, pour répondre aux attentes et aux besoins des Vaudoises et des Vaudois. Le PLR ​​énumère notamment les principaux défis liés à la crise énergétique, au ralentissement économique et à ses conséquences sur l’emploi – sans oublier l’asile.

Xavier Alonso/oeng

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button